Deux podcast à découvrir

Deux podcast à découvrir

Cette semaine, j’interviens dans deux émissions / podcast, que je vous invite à découvrir.

Le premier est L’Ire du dire. J’y suis invitée par Carole Carcillo Mesrobian, pour présenter mon livre Tous toxiques, tous victimes ? et parler de harcèlement, de violences, de toxicité, de narcissisme, de violences intrafamiliales, mais également de notre société, victimaire, pressée, où la frustration est impossible, le manque n’existe pas et ne doit pas exister, l’urgence et la demande permanentes. Un besoin de discernement, d’élaboration, d’esprit critique, de sens se fait de plus en plus sentir. C’est ce sur quoi nous échangeons Carole et moi, sans oublier la nécessité de considérer (enfin) les enfants et leurs droits, et la place du féminisme actuel.

Le deuxième podcast est Coclito, réalisé et animé par Caroline Facy.
Un podcast qui réveille la sexualité en l’amenant vers la poésie et l’esthétique.
Nous y parlons bien sûr sexualité, féminité, féminisme, relations à l’autre et relations à soi, toxicité et violences, construction individuelle et construction des relations, amour et amitié, enfance, renoncement et acceptation. Je m’y livre aussi, un peu…

Un peu de moi, beaucoup de vous, pour vous, à écouter ou ré-écouter dans ces deux podcasts. Toujours le même plaisir à partager, à parfois essayer de dénoncer, faire avancer, bouger, comprendre, mettre en lumière des situations, des relations, des comportements qui nous touchent, nous heurtent ou nous élèvent.

L’amitié

Le 7 avril 2022 sortira en librairie mon dernier essai : L’amitié.
Essentielle, constructive, fusionnelle ou toxique… Quelle part de nous se joue dans ce lien puissant ?

L’amitié nous est fondamentale. Et comme l’amour, elle reste souvent inexpliquée. Pourquoi sommes -nous « amis », de qui sommes-nous amis et qu’en attendons-nous ? Existe-t’il un moment privilégié, des circonstances particulières pour devenir amis, ou est-ce le fait de la chance ou du hasard, de la maturité ou de la nécessité ?
Comment réagissons-nous lorsque nous sommes blessés, en amitié ? Comment supportons-nous une rupture d’amitié, ou la perte d’un.e ami.e ?

La crise sanitaire nous a montré à quel point cette relation peut-être forte, indispensable, fragile aussi lors d’un éloignement, incertaine ou indestructible, évolutive, stabilisante, rassurante, fondatrice. Les études, les recherches, les questionnements sur l’amitié ne datent pas de 2020, loin s’en faut. Mais depuis la crise sanitaire, jamais ils n’ont été aussi nombreux, nous renvoyant à nos peurs et nos angoisses existentielles : la solitude, la finitude, le sens que nous donnons à nos actions et nos émotions.

Après trois essais parus chez Eyrolles (Les mères qui blessent, Les prisons familiales, Les séparations qui nous font grandir) et un vaste questionnement sur la toxicité des relations, les violences psychologiques et l’emprise (Victimes de violences psychologiques, Le Passeur éditeur ; Au secours je vais bien , Idéo et Tous toxiques, tous victimes, L’Observatoire), je me suis penchée sur cette question de l’amitié. Comment naît-elle et comment se construit-elle ? Que dit-elle de nous, que dit-elle de notre lien aux autres et de la place que nous nous accordons ? Ce lien qui nous permet d’exister au monde, de nous développer et de nous élever, mérite bien des soins et des attentions. Il est cette part de nous forte et fragile, sensible et durable, inextinguible, qui nous permet d’être.

À l’occasion de la sortie de ce livre le 7 avril, une soirée de lancement est prévue, le jeudi 7 avril, à 19h, à la librairie Les libres champs, 18 rue Le Verrier 75006 Paris.
Je serai heureuse de vous y retrouver.

L’amitié, Éditions Eyrolles, sortie le 7 avril 2022

Tous toxiques, tous victimes ?

Tous toxiques, tous victimes ?

Voici le titre en forme d’interrogation de mon prochain livre, à paraître le 20 octobre prochain aux éditions de l’Observatoire.
Et si je pose la question, j’ai déjà ma réponse. Elle m’appartient, je ne somme personne d’y adhérer… Et pourtant. Et pourtant, ne serions-nous pas, ne devrions-nous pas reconnaître que nous sommes tous, ou pouvons tous être, victimes de … et toxiques pour… au cours de notre vie.

Victimes de…
De malveillance, de harcèlement, de maltraitance, d’indifférence, de rejet, d’abandon, de la suspicion, de la jalousie, de la colère ou du dégoût d’autrui. Victimes d’une situation, d’un contexte, d’une idéologie, d’une manipulation mentale, d’une emprise. Au niveau individuel, conjugal ou familial, comme au niveau sociétal. Victimes car contraint à l’obéissance, à la sujetion, à la soumission, à être réduit au silence, à subir. Parfois, à mourir, psychiquement. Physiquement.
Victimes de nous-mêmes, retenus par des certitudes, des croyances, des schémas de pensées, des modes de comportements, des angoisses et des peurs qui nous attachent, nous limitent ou nous empêchent toute autonomie, toute individualité, qui restreignent notre liberté de pensée, notre façon de pensée, qui modèlent nos choix, nos décisions, jusqu’au sens que nous donnons à notre vie.
Victimes enfin, de nous dire victimes, d’en faire plus qu’un état, un statut, une identité et une cause à défendre.

Toxiques pour…
Pour nous. Parce que nous restons enfermés dans ces schémas, parce que nous doutons ou n’osons pas remettre en cause, questionner, changer de route, parce que nous refusons de nous faire confiance, accordant cette confiance pleinement à un autre que nous, lui donnant la liberté de nous utiliser, de nous user, sans contester (ou à peine) ses attentes, ses demandes, ses ordres.
Pour notre entourage, que nous n’écoutons pas ou plus, dont nous doutons également, que nous tenons à l’écart, dont nous nous méfions, auquel nous faisons porter notre anxiété et nos peurs, nos émotions trop contenues ou trop explosives. Parce que nous attendons sans en être conscient beaucoup trop de nos proches, de ceux que nous aimons, nous leur faisons porter une lourde charge. Parce que notre méfiance, notre défiance à l’encontre de certains nous laisse ignorer ce qu’il pourrait se trouver de bon et de sain dans leurs agissements.
Parce que nous sommes portés en premier lieu par nos émotions ; et dans une société qui infantilise, narcissise, se veut en lutte, monte les uns contre les autres, génère des conflits qui s’auto-alimentent, seules les émotions ont droit de cité. La réflexion, la pensée et la pensée critique sont délaissées ; trop exigeantes, prenant trop de temps, pas assez instagrammables ou difficiles à transmettre en un tweet, les réflexions qui donnaient lieu à discussion ne sont plus sources que de polémiques ; et c’est celui qui crie le plus fort qui gagnera, non pour ce que dit son cri, mais par sa puissance sonore.

Oui, certains sont « plus toxiques » que d’autres. Oui, il existe des pathologies, des fonctionnements, des attitudes hautement nuisibles. À une personne en particulier, à un groupe, à un système. Mais se croire protégé d’être toxique pour qui que ce soit, c’est déjà l’être.
Oui, certains sont « plus victimes » que d’autres. Oui, il est des traumatismes, des violences et des drames qu’aucun mot ne console, très peu réparent. Oui, il est nécessaire de mener des – justes – combats, de prendre la parole, la plume ou le micro pour dénoncer des oppressions, des injustices, des barbaries. Mais il ne suffit pas de dénoncer ; encore faut-il proposer, et accepter le dialogue. Encore faut-il comprendre qu’être victime n’est pas un état, une définition… définitive.

Tous toxiques, tous victimes ? … pour essayer d’analyser, de comprendre et de transformer des états d’esprit, des liens, des croyances.

Résumé du livre :
Les « victimes » sont-elles toujours celles que l’on croit ? La violence est-elle une fatalité ? À l’heure de #MeToo et de la cancel culture, Anne-Laure Buffet propose une analyse passionnante et salutaire des concepts de « toxicité » et de « victime », trop souvent dévoyés. « Violence psychologique », « emprise », « harcèlement », « pervers narcissique »… Voici les nouveaux maîtres mots de nos relations, de nos comportements. De #MeToo à la cancel culture en passant par la pensée décoloniale, nous ne semblons plus réfléchir qu’en fonction de ce qui semble bien ou mal ; qu’en cherchant un « toxique » et en plaignant sa « victime ». Nous nous posons trop souvent en juges et partie en nous attribuant le droit d’être « du bon côté », en laissant aux autres la responsabilité de la toxicité et de nos difficultés. Sommes-nous condamnés à être l’un ou l’autre, sans nuances, sans évolution ou réparation possibles ? De l’agression à la réparation, de l’opposition à la compréhension, de la destruction à la construction, Anne-Laure Buffet nous amène à une réflexion salutaire, richement illustrée d’exemples concrets tirés de l’actualité ou de son expérience de thérapeute, pour accepter nos manquements et nos fragilités autant que nos réussites et nos forces, et sortir enfin du clivage « tous toxiques, tous victimes »
En librairie le 20 octobre, aux éditions de l’Observatoire

Au secours, je vais bien

Au secours, je vais bien

Mon dernier livre, Au secours, je vais bien, est paru le 25 août 2021.
Comme la suite d’une histoire, après Les mères qui blessent, Les prisons familiales et Les séparations qui nous font grandir, ce livre se concentre sur vous, vos émotions, vos ressentis, votre état d’esprit, vos certitudes et vos fonctionnements induits par votre histoire personnelle.



Aller bien, aller mal, deux manières de se situer face aux autres, face à soi-même, selon une échelle de valeurs ou d’idées souvent bien subjective, déterminée en fonction de nos croyances, de nos pensées, de notre intégration et individuation dans le monde, en fonction de nos capacités à faire et à être ; et très souvent, en regard de ce que vit notre entourage proche, mais également de ce que les médias, les réseaux sociaux, tout mode de communication nous renvoie.

Ainsi, parce que nous avons vécu telle ou telle situation, telle ou telle agression, telle ou telle toxicité, nous devrions « aller » de telle manière. Du « tu devrais tourner la page » à « comment as-tu fait pour supporter ? », du « tu es un exemple de résilience » à « tu aurais dû réagir avant », les commentaires sur notre manière de décrire notre état d’esprit, nos émotions et notre état d’être varient selon à qui nous nous adressons ; le plus fréquemment, ils sont en décalage avec notre réalité, nous rendant difficile voire impossible la possibilité de nous les approprier, de les comprendre.

Par ailleurs, beaucoup ont reçu une éducation invitant à ne pas se plaindre, à faire un effort, à sourire et relativiser… ce qui les empêche aux moments les plus pénibles de leur vie d’émettre la moindre plainte, la moindre demande de soutien. « Ce n’est pas grave », « Ça va aller », « J’ai l’habitude », « C’est comme ça, il y a pire ailleurs » sont des phrases alors souvent entendues ; et l’on peut se demander ce qui est vrai, réellement ressenti, de ce qui relève d’une sorte de méthode Coué.
À l’inverse, d’autres s’enferment dans un schéma infantilisant et déresponsabilisant. Cet enfermement se fait malgré eux, mais en sortir devient complexe, inquiétant, comme interdit. « Quoique je fasse, ça ne va jamais », « Ce n’est pas de ma faute, je n’arrive pas à avancer » est alors dit et entendu, et cette pensée négative s’installe comme un sortilège… « Je ne m’en sortirai jamais ». Lorsque cette conviction est solidement ancrée, malgré elle, la personne va agir et répéter des fonctionnements qui la mènent à l’échec ou à ce qu’elle considère comme étant un échec.

Le bien-être, comme le mal-être, deviennent alors des états qui nous dépassent. Nous sommes celle ou celui qui va bien, celle ou celui qui va mal. Nous nous identifions ainsi et sommes ainsi reconnus. Changer, évoluer, transformer tant la cognition que les comportements et de fait la relation à soi et aux autres serait la cause d’un bouleversement important, souvent difficile à mener et à accepter.

Au secours, je vais bien relève cette ambivalence. Désirer aller bien mais avoir peur de lâcher ce à quoi l’on s’accroche, redouter que ce « aller bien » ne soit pas pérenne – mais faut-il qu’il le soit, craindre de ne plus se reconnaître, de perdre ce que l’on connaît, de ne pas savoir construire ou vivre autre chose. Un désir qui dissimule ou est interrompu par cette crainte : et si « aller mal » était un état normal.
Ambivalence, car il existe aussi cette peur d’avouer ce qui ferait aller mal, ce qui ferait perdre un sentiment de contrôle ou de puissance. La certitude d’être imperméable ou, pour le moins, plus fort que les évènements, la crainte de se montrer fragile ou faible, ce qui serait une mise en danger, empêche d’être honnête avec soi-même. Mais si nous ne sommes pas honnêtes avec nous, avec qui allons-nous l’être ?

Ce sont ces différents points que j’aborde dans ce dernier recueil, paru chez City Editions, collection Ideo, en août 2021. En m’appuyant sur des témoignages, des exercices pratiques, des propositions de réflexions, je vous accompagne dans ce changement possible, cette réflexion nécessaire, jusqu’à accepter de pouvoir aller bien, quelque soit le regard porté sur vous.
Ce livre est une passerelle entre vous et vous, pour une meilleure acceptation et une meilleure connaissance de ce qui vous animer, pour apprendre à vous aimer tel que vous êtes et à développer votre individualité.

Après le ressentiment

Après le ressentiment

La vie est une aveugle qui tient l’homme en laisse
Georges Perros

Mardi 8 juin, une rencontre organisée par Jeanne Orient pour ses ©Fil de MémoireS se tenait à la librairie Gallimard, boulevard Raspail.
Cette rencontre réunissait Cynthia Fleury, Virginie Megglé, Lise Marzouk et Anne-Laure Buffet.


Peut-être que le ressentiment, c’est la vie tenue en laisse. Et tout cet emprisonnement, volontaire parfois, de la vie tenue en laisse…on peut se mettre à aimer la laisse…la zone de confort du ressentiment, de sa sublimation, la sublimation de la laisse…
Ce qui les lie les quatre invitées de cette rencontre n’est pas seulement le constat du ressentiment, mais aussi l’après ressentiment. C’est le soin, la cure, le care…
Ce qui les lie est la nécessité presque existentielle de croire en cet après…lucidement.
Mais l’après n’est pas évident. Il n’est question ni de retour à son état initial, ni d’oubli, mais de croissance, de connaissance de soi et des autres. Tout comme il est question de séparation et de réparation, de rupture et de continuité, de fragilité et de vulnérabilité.

Durant ces presque deux heures, il est question d’emprise, de violences et de prises de conscience. Il est question de souffrances, de traumatisme et de dissociation. Il est question de vie, et question de mort, de maladie et de guérison.
Il est question du soin qu’est l’écoute, d’accueillir ce qui est dit, de pouvoir, de vouloir, et d’être.
Il est question également de résilience.

Principalement, il est question de comprendre ce qu’est le ressentiment, en quoi il nous attache et nous retient, empêchant toute construction, tout détachement. Le ressentiment est un maillon d’un lien qui nous maintient dans un passé dont nous cherchons à nous libérer. Est-il nécessaire ? Doit-il être dit ou tu ?
Et, en continuité, doit-on l’accepter ou le fuir ? Que dit-il de nous, que dit-il de notre lien à l’autre, de notre regard sur l’autre, de notre besoin de l’autre ?

Une rencontre à retrouver ici : APRÈS LE RESSENTIMENT – FIL DE MÉMOIRES

Cynthia Fleury est une philosophe et une psychanalyste française. Elle dirige la chaire de philosophie à l’hôpital Sainte-Anne du GHU Paris psychiatrie et neurosciences et est membre du conseil d’administration de l’ONG Santé Diabète.
Elle est l’auteure, entre autres, de Ci-gît l’amer – Guérir du ressentiment, Gallimard, 2020
« il existe ce moment où savoir ne suffit pas à guérir, à calmer, à apaiser. Pour cela, il faut dépasser la peine, la colère, le deuil, le renoncement et, de façon plus exemplaire, le ressentiment, cette amertume qui peut avoir notre peau alors même que nous pourrions découvrir son goût subtil et libérateur. « 

Virginie Megglé est psychanalyste spécialisée dans les dépendances affectives et les troubles de l’enfance et de l’adolescence. Sa pratique s’étend aux constellations familiales, à la psychanalyse transgénérationnelle et à la psychosomatique. Auteur de plusieurs ouvrages, elle est également fondatrice de l’association et du site Psychanalyse en mouvement.
Son dernier ouvrage, Étonnante fragilité, est paru aux éditions Eyrolles en 2019. L’auteure nous montre ce qu’il advient lorsqu’on abandonne les relations de dominations stériles, les mécanismes de défense qui nous éloignent de nous et des autres. Elle prend le temps de nous laisser contacter cette fragilité et nous permet de nous rendre à l’évidence de ce qui nous constitue tous et chacun en tant qu’humain. Elle nous parle de l’enfance, de l’adolescence, elle nous raconte les fragilités, et donc les talents, d’artistes et personnages célèbres qui continuent de nous émouvoir parce qu’avec courage et obstination ils n’ont pas renoncé à leur sensibilité.

Lise Marzouk est maître de conférence en littérature comparée. Elle est l’auteure de Si, Gallimard, 2018. Elle y fait le récit de l’année passée au chevet de son fils de dix ans, à l’Institut Curie, alors qu’il est atteint d’un cancer – un lymphome. Elle relate chronologiquement les étapes de ce combat mené en famille, la nécessité de maintenir un semblant de vie quotidienne avec ses autres enfants, la recherche de la bonne distance – aimante mais jamais étouffante – avec son fils malade. « C’est donc cela avoir un enfant malade, se dit-elle. Mener une double vie, jongler entre l’ordinaire et l’extraordinaire, entre la normalité et l’anomie. Ironie de ce sort, c’est le quotidien qui devient secondaire, tandis que l’autre, l’intrus, le parasite, se fait central, lancinant et omnipotent, vampirisant l’espace physique, mental et social. »
« «Tu es assis sur une chaise de paille jaune, dans la cuisine. Tu viens d’avoir dix ans. Tu tiens la bouche grande ouverte et je l’explore.»
Tout commence ainsi, dans une cuisine. Une mère se trouve soudain confrontée au cancer de son fils. Elle raconte. L’attente et le combat, la peur, les doutes, la folie qui la guette parfois ; mais aussi le rire, la tendresse, le désir, tout ce qui de l’humanité, en elle, à chaque instant résiste. Peu à peu les mots prennent le pas sur l’épreuve. »

Anne-Laure Buffet est thérapeute, conférencière et auteure, entre autres de Ces séparations qui nous font grandir, Eyrolles, 2020. Elle y explore toutes les séparations que la vie amène à traverser, de la naissance à la mort, de la rupture au deuil, qu’ils soient réels ou symboliques.
« Tout au long de la vie, des ruptures, subies, désirées ou inconscientes, viennent imprimer leur marque sur l’histoire émotionnelle de chacun, induisant des changements symboliques et remettant en question les repères familiers ainsi que la quiétude psychique. L’auteure montre que ces événements peuvent être compris comme des étapes de transformation vers une existence affective plus autonome. »

Jeanne Orient, qui organise ces rencontres, entre autres, est l’auteure de L’accident de soi, L’Harmattan, 2011. Jeanne a 39 ans. Elle va partir pour Venise. Les valises sont pleines de froufrous des courtisanes. Elle a encore le temps de passer une mammographie de routine. Dans le noir et blanc du cliché dort un cancer. Il faut défaire les valises, jeter les froufrous, jeter un sein encore conquérant. Puis Jeanne va mieux. Elle rentre en rémission. Elle reprend sa vie. Mais dans le trou du sein perdu, Jeanne devient double…

Jeanne Orient est Conseil en communication culturelle et stratégique. Productrice et réalisatrice des Fils de MémoireS de Jeanne Orient©️ et des Rendez-vous de Jeanne©️


Un livre sur la maladie, le cancer, la perte et la reconstruction.